La Convention des Nations unies sur la Diversité Biologique


La Convention sur la Diversité Biologique (CDB) est l’une des trois conventions signées au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992 ; les deux autres conventions sont la Convention sur les Changements Climatiques et la Convention de Lutte contre la Désertification. La Convention regroupe 195 pays, parmi eux, 168 pays l’ont ratifié et sont donc considérés comme les Parties. La Convention est le premier traité conclu au niveau mondial qui aborde les aspects de la diversité biologique dans leur globalité, c’est-à-dire non seulement la protection des espèces mais également celle des écosystèmes et du patrimoine génétique.

Elle vise à garantir l’utilisation durable des ressources naturelles : l’exploitation des écosystèmes, des espèces et des gènes doit se faire au bénéfice de l’humanité mais à un rythme et de manière à ce que cela n’entraîne pas, à long terme, une perte de la diversité biologique.


Pour cela, la Convention sur la Diversité Biologique fixe trois objectifs principaux :

  • La conservation de la diversité biologique.
  • L’utilisation durable de ses éléments constitutifs.
  • Le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation de ses ressources génétiques.

La Conférence des Parties (COP) réunit tous les deux ans les États Parties pour examiner toutes les questions relatives à l’application de la Convention. Elle adopte des décisions à caractère administratif, financier et scientifique que les États sont tenus de suivre, ainsi que des protocoles d’application. Les Etats parties se doivent de décliner les objectifs de la Convention via une Stratégie Nationale pour la Biodiversité.

SCDB

Le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique (SCDB) basé à Montréal, a été mis en place pour soutenir les objectifs de la Convention. Ses fonctions principales sont d’organiser des réunions, préparer des rapports, aider les gouvernements membres dans la mise en œuvre des différents programmes de travail, coordonner avec d’autres organisations internationales ainsi que recueillir et diffuser l’information.

SBSTTA

L’article 25 de la Convention sur la diversité biologique établit un organe consultatif scientifique intergouvernemental à composition non limitée connu sous le nom d’Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques (OSASTT, SBSTTA en anglais), pour donner à la Conférence des Parties (CdP) , en temps opportun et, si approprié, à ses autres organes subsidiaires, des avis concernant la mise en œuvre de la Convention.

SBI

En 2014, la Conférence des Parties a créé l’Organe subsidiaire sur la mise en œuvre (SBI) pour remplacer le Groupe de travail spécial à composition non limitée sur l’examen de la mise en oeuvre de la Convention, avec les termes de référence figurant à l’annexe de la décision XII/26.

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